La fiscalité est l'une des raisons pour lesquelles on regarde le Qatar. Elle est simple, mais elle n'est pas nulle. Voici les règles en vigueur en octobre 2026.
Le taux de l'impôt sur les sociétés est de 10 % du bénéfice imposable. Il vise la part des bénéfices qui revient aux associés étrangers. Les sociétés détenues entièrement par des Qatariens ou des ressortissants des pays du Golfe résidant au Qatar n'y sont pas soumises. Le secteur pétrolier a son propre taux, bien plus élevé.
Le Qatar Financial Centre applique lui aussi 10 %. Les zones franches offrent des exonérations pouvant aller jusqu'à 20 ans. Voir notre comparaison des trois cadres.
Les salaires, traitements et indemnités versés aux salariés ne sont pas soumis à l'impôt sur le revenu au Qatar. Les cotisations sociales ne concernent que les salariés qatariens.
Le Qatar n'applique pas de TVA à ce jour. Le pays s'est engagé, avec ses voisins du Golfe, à instaurer une TVA d'au moins 5 %, mais aucune date officielle n'est annoncée. Les droits de douane sont en général de 5 %.
Les intérêts, redevances, commissions et prestations de services payés à des non-résidents supportent une retenue à la source de 5 %. Les dividendes n'y sont pas soumis.
Toute société s'enregistre auprès de l'administration fiscale (General Tax Authority) et reçoit une carte fiscale. Elle dépose ensuite une déclaration chaque année. La carte fiscale est comprise dans notre accompagnement.
La loi n° 1 de 2019 autorise l'investisseur étranger à transférer ses bénéfices à l'étranger, sans délai et dans la devise de son choix.
Créer une société au Qatar ne change pas, à lui seul, votre situation fiscale personnelle. La France et le Qatar sont liés par une convention fiscale signée le 4 décembre 1990 et modifiée par un avenant du 14 janvier 2008. Deux conséquences à retenir :
L'avenant de 2008 a aussi ajouté des clauses contre les montages sans réalité économique. Autrement dit : une société au Qatar se justifie par une activité réelle au Qatar. Pour votre situation personnelle, faites-vous confirmer les choses par un fiscaliste avant de décider.
Un dernier point pour les très grands groupes : un impôt complémentaire s'applique depuis 2025 aux multinationales concernées par le taux minimum mondial de 15 %. Il ne touche pas les PME.
Prenons 100 000 € de bénéfice. En France, une PME éligible au taux réduit paie 15 % jusqu'à 42 500 € puis 25 % au-delà, soit 20 750 €. Au Qatar, 10 % sur la part des associés étrangers, soit l'équivalent de 10 000 €. Ce calcul ne porte que sur l'impôt sur les sociétés : il ne dit rien de votre imposition personnelle.
Au Qatar, les cotisations sociales ne concernent que les salariés qatariens. En France, les charges patronales représentent en moyenne 25 à 42 % du salaire brut selon le niveau de salaire et les allègements : c'est une moyenne de cabinets de paie, pas un taux officiel unique.
Non. Le Qatar n'applique ni impôt foncier, ni droits de succession ou de donation. Votre situation en France, elle, se regarde à part.
Le riyal est arrimé au dollar américain à 3,64 depuis 2001. Il est donc stable face au dollar, et il varie face à l'euro comme le dollar lui-même.
Chaque situation est différente. Lors d'un appel de présentation de 30 minutes, vous nous expliquez votre projet et nous vous disons si nous pouvons vous accompagner et quelles sont les prochaines étapes. Réserver un appel ou voir notre accompagnement pour créer une société au Qatar.
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